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Principes

Nos principes sont issus de la brochure Soutenir un-e survivant-e d'agression sexuelle, d'UBUNTU et Men Against Rape Culture.

La santé et la sécurité d'abord

Nous nous assurerons avant tout que la personne que nous soutenons ne soit pas en danger. Si elle l'est, nous essaierons de trouver comment l’aider à en sortir. Protéger sa vie est notre priorité.

Restaurer le choix

Le viol est une prise de pouvoir et un vol du choix. Une personne qui commet un viol, vole ce qui est peut-être le droit le plus fondamental que chacun-e possède : le droit de disposer de son corps. Ce vol du choix a des impacts qui peuvent durer toute une vie. Nous voulons restituer le choix des victimes.

Croire

Être cru-e est visiblement le facteur principal d'un processus « d'aller mieux » sain pour une survivant-e. Dans une grande majorité des cas, le/la violeur-euse ne croira pas le/la survivant-e, l'hôpital ne le/la croira pas, la police ne le/la croira pas et ses ami-e-s et sa famille ne le/la croira pas. Nous le ferons.

Se taire et se laisser guider

En gardant le silence, nous laisserons l'espace au/à la survivant-e qui lui permet de retrouver la possibilité de s'exprimer. Le viol réduit au silence, laisser l'espace au/à la survivant-e pour qu'ielle s'exprime est une façon de le/a soutenir qui lui redonne du pouvoir. Ielle peut alors avoir le contrôle, parler et être écouté-e s'ielle le désire.

Pas de violence supplémentaire

Est-ce que casser la gueule au violeur va oblitérer le fait que le viol ait eu lieu ? Est-ce que sa douleur fera que celle du/de la survivant-e disparaisse ? Est-ce que le/la survivant-e a besoin d'essayer de calmer un autre homme violent qui pête les plombs ? Probablement pas.

Connaître ses limites

Nous ne pourrons pas être tout et tout le temps. Nous nous assurerons de trouver du soutien pour nous aussi.

Rester impliqué-e et rester flexible

Le processus d’ « aller mieux » de chaque personne est différent et peut être long. Nous nous assurerons d'avoir une présence et une stabilité tout au long de ce processus.

Il ne s'agit pas de vous

Nous mettrons de côté nos préoccupations et nos vécus personnels dans le processus de soutien des victimes. Nous ne soutiendrons pas quelqu'un.e si nous n'en sommes pas réellement capables.

Travailler pour comprendre le processus de survie

Nous travaillerons afin de comprendre quels sont les phénomènes qui peuvent faire revivre l'agression à la victime, afin de les éviter.