đŸŽ” Chants autour de l'agriculture (mais pas que) Chansons créées par des rebelles d'Extinction Rebellion pour la campagne Changement de RĂ©gime.Carnet de chants - version Ă  consulter sur des moyens numĂ©rique - version Ă  imprimer. 1. Chants en lien avec l'agriculture et l'eau RENDEZ-NOUS LA TERRE Sur l'air de CAFE CAFE de Claude Michel (Lien Youtube). Ecrite en 2022 par une rebelle pour "Changement de DĂ©cor", une action de la campagne d'Extinction Rebellion dĂ©diĂ©e Ă  l'agriculture et l'alimentation : "Changement de RĂ©gime". Elle dĂ©nonce l'orientation de la politique agricole française dictĂ©e par le syndicat agricole majoritaire la FNSEA. Elle vante le numĂ©rique, dĂ©fend la robotique,Pendant que sous nos pieds, la terre est dĂ©vastĂ©eElle parle de gĂ©nĂ©tique, d'enjeux Ă©conomiquesSans se prĂ©occuper, d’abĂźmer notre santĂ© Rendez, rendez, rendez-nous notre terre, mettons fin Ă  l'emprise d'la FNSEARendez, rendez, rendez-nous notre terre, tant qu'vous n'changerez pas, nous on n'bouge pas.Avec le ministĂšre, elle fait la politiquedes paysans prĂ©caires et elle amasse le fricElle dĂ©fend un modĂšle agro industrielMais elle ne nous dit pas, qu'il mĂšne vers le trĂ©pas Rendez, rendez, rendez-nous notre terre, mettons fin Ă  l'emprise d'la FNSEARendez, rendez, rendez-nous notre terre, tant qu'vous n'changerez pas, nous on n'bouge pas. Pour manger plus sainement, pour l'bien d'nos paysans,le respect du vivant, le futur d'nos enfantsAppelons la transparence Ă  toutes les instances,Et chassons ce lobby, qui menace nos vies. Rendez, rendez, rendez-nous notre terre, mettons fin Ă  l'emprise d'la FNSEARendez, rendez, rendez-nous notre terre, tant qu'vous n'changerez pas, NOUS ON N'BOUGE PAS ! ON EST LA Sur un air de manif. Ecrite en 2023 par une rebelle pour la campagne d'Extinction Rebellion dĂ©diĂ©e Ă  l'agriculture et l'alimentation : "Changement de RĂ©gime". On est lĂ . On est lĂ .Contr'la FNSEA, nous on est lĂ .Pour l'honneur des paysansEt pour sauver le vivant.Contr'la FNSEA, nous on est lĂ . Y A COMME UN HIC Sur l'air de rien, c'est scandĂ© comme en manif.  Ecrite en 2022 par une rebelle pour "Changement de DĂ©cor", une action de la campagne d'Extinction Rebellion dĂ©diĂ©e Ă  l'agriculture et l'alimentation : "Changement de RĂ©gime". Elle dĂ©nonce l'orientation de la politique agricole française dictĂ©e par le syndicat agricole majoritaire la FNSEA. NumĂ©rique *clap, clap, clap*Robotique *clap, clap, clap*GĂ©nĂ©tique *clap, clap, clap* Dans leur tĂȘte ça semble logique ! RĂ©silience *clap, clap, clap*Transparence *clap, clap, clap*CohĂ©rence *clap, clap, clap* Dans nos mains la rĂ©sistance ! LES MEGABASSINES Sur un air de manif. Ecrite en 2023 par une rebelle pour "la campagne d'Extinction Rebellion dĂ©diĂ©e Ă  l'agriculture et l'alimentation : "Changement de RĂ©gime". Elle dĂ©nonce l'accaparement de l'eau et de l'Ă©levage intensif par les grandes entreprises de l'agrobusiness. Les mĂ©gabassines, et les fermes usines, nous mĂšnent Ă  la famine,Surexploitation, giga pollution, il est temps de changer de rĂ©gime ! FNSEA,  COPACOGECA, l'argent ne se mange pas,Sortez les rustines, gare Ă  vos bassines, l'eau ne vous appartient pas ! FNSEA Sur l'air des Lacs du Connemara. Ecrite en 2023 par une rebelle d'Extinction Rebellion. TerreBrĂ»lĂ©eSĂ©chĂ©eDevenue poussiĂšreIntrants, engrais,C'est pour les vivantsUn peu l'enferFNSEA Glyphosate, nĂ©o-nicotinoĂŻdesPolluent la terre, les lacs, les riviĂšresDu blĂ© pour laFNSEA Au printemps partoutOn sĂšme le maĂŻsSemences, bassinesBayer, MonsantoMĂ©ga-silosCamions et bateaux Marc Fesneau s'est ditAllons au salonD'l'agriculturePatrons et lobbysSont nos amisMacron a dit "oui" Autour des bassines3000 CRSSont dĂ©ployĂ©sGrenades, LBDPermis de tuerOn est encore lĂ  Darmanin a dit"Il faut les dissoudre"Les soulĂšvementsEco-terroristesPrison, procĂšsFallait pas toucher... A la FNSEAOn veut nous rĂ©duireAu silenceA la FNSEAOn dit que la vie C'est pour les profitsEt on dit tant pisA la science BELLA CIAO Musique traditionnelle d’origine juive klezmer d’Europe de l’Est adoptĂ©e en Italie du Nord : chant du PiĂ©mont repris notamment par les repiqueuses de riz de la vallĂ©e du Po. Sous Mussolini les rĂ©sistants italiens modifieront les paroles pour en faire le chant symbole de la lutte contre le fascisme. C’est cette version des partisans (1943) qui est la plus connue. (Lien Youtube)Texte rĂ©visitĂ© Ă©cris par Colibrindi. Un matin radieuxBĂ©ni par les cieuxJe verrai  partir surles ch’mins de la dĂ©routeTous les pollueursTous les sacageursLes fossoyeurs des champs d’honneurs Juste pour ton profitSans aucun soucis`Tu n’as jamais compris c’que pouvait ĂȘtre la vieQue des pestoches, dans tou-ou les champsTu n’as rien compris au vivant Cette terre vivanteQue nous cherissonsC’est pour toutes celles pour tous ceux qui croient Ă  la vieA la sauvegardeDe tout le vivantPour le bien-ĂȘtre de tous les gens. C'est sĂ»r si je meursUn jour d’une tumeurTu me diras qu’ton profit vaut mieux que ma vieFNSEATu n'est qu'un gros tasDe pauvr’ gars et un gros rat Tu n’es qu’un poisonDĂ©nuĂ©e de raisonPourquoi t’obstines-tu donc dans cette directionNe vois tu pasA notre horizonLes champs radieux en toute saisonLa science le dit on a raisonEt tu le sais con ! Qu’on a raison ! 2. Autres chansons liĂ©es Ă  l'agriculture LES VOLEURS D'EAU Paroles Bernard Michel (1989), musique Henri Salvador. (Lien Youtube) Ils dĂ©tournent la riviĂšre, lĂ  haut, lĂ  haut Ils se moquent de nos misĂšres, lĂ  haut, lĂ  hautSi la soif nous affaiblitEt si nos sources sont tariesTous nos troupeauxVont pĂ©rir l’un aprĂšs l’autre, lĂ  haut, lĂ  hautIl faut sortir nos fusils, lĂ  haut, lĂ  hautIl faut lutter pour nos viesMais d’abord il nous faut parlerÀ ces gringos tantĂŽt Nos terres sont les plus fertiles, c’est l’eau, c’est l’eauEt nous vivions si tranquilles, de nos travauxQuand nous montions dans nos barquesLorsque nous pĂȘchions dans le lacHeureux, heureuxIls veulent construire un barrage, lĂ  haut, lĂ  hautC’est la vallĂ©e qu’ils saccagent, lĂ  haut, lĂ  hautIls inond’ront nos villagesEt ils nous mettront dans des cagesLĂ  haut comme des corbeauxNous devons les empĂȘcher, lĂ  haut, lĂ  hautDe dĂ©truire nos foyers, si beaux, si beauxLes adultes vont s’armerTous les enfants vont les aiderIl faut de l’eau, il faut de l’eau, il faut de l’eau, de l’eau Ils nous montrent des contrats, c’est tout, c’est toutQui leurs donnent tous les droits, sur nous, sur nousIls veulent nous rayer du tempsEt puis du monde des vivants, pour de l’argent, l’argentQue ferions-nous dans leur ville, tombeau, tombeauComme des tigres qu’on exile, au zoo, au zooC’est pourquoi jusqu’au dernierNous lutterons pour existerPour l’eau, pour l’eau, pour l’eau, pour l’eauDe l’eau, de l’eau, de l’eau Ils dĂ©tournent la riviĂšre, lĂ  haut, lĂ  hautIls se moquent de nos misĂšres, lĂ  haut, lĂ  hautSi la soif nous affaiblitEt si nos sources sont tariesTous nos troupeauxVont pĂ©rir l’un aprĂšs l’autre, lĂ  haut, lĂ  hautIl faut sortir nos fusils, lĂ  haut, lĂ  hautIl faut lutter pour nos viesMais d’abord il nous faut parlerDe l’eau, de l’eau, de l’eau LES SACCAGEURS DE BEAUREGARD Sur l'air de Les Voleurs d'Eau d'Henri Salvador (Lien Youtube). Chant Ă©crit par le collectif Extinction Rebellion Annecy pendant l’occupation du Bois de la ColombiĂšre en novembre 2021. Au bois de la ColombiĂšre, lĂ  haut, lĂ  hautIls se moquent de nos misĂšres, lĂ  haut, lĂ  hautSi les arbres sont coupĂ©s,Si la tourbiĂšre est assĂ©chĂ©e, tous les oiseaux Vont pĂ©rir l'un aprĂšs l'autre, lĂ  haut, lĂ  hautT'ça pour un hiver au ski, lĂ  haut, lĂ  hautFaut sauver les AravisFaut arrĂȘter cette folie, bientĂŽt, bientĂŽt Ils pompent l'eau de la montagne, lĂ  haut, lĂ  hautSoit disant pour d' l'eau potable, lĂ  haut, lĂ  hautIls nous prennent pour des consOn sait bien qu'c'est pour les canons, de neige arti-ficielle Ces terres sont les plus fertiles, c'est l'eau, c'est l'eauLa faune vivait si tranquille, lĂ  haut, lĂ  hautQuand les chauve-souris chassaientEt lorsque les tritons nageaient, heureux, heureux Ils veulent creuser la montagne, lĂ  haut, lĂ  hautC'est la forĂȘt qu'ils saccagent, lĂ  haut, lĂ  hautIls inonderont Beauregard,Et nous laisserons tous hagards, lĂ  haut comme des idiots Nous devons les empĂȘcher, lĂ  haut, lĂ  hautDe dĂ©truire nos bosquets, si beaux, si beauxLes habitantes vont s'rebellerLes militantes vont les aider, pour ce joyau, pour ce joyau, joyau Ils nous montrent des contrats, c'est tout, c'est toutQui leur donnent tous les droits, sur tout, sur nousIls veulent nous rayer du tempsEt puis du monde des vivants pour de l'argent, l'argent Avec amour et rage, lĂ  haut, lĂ  hautDĂ©fendons notre montagne, lĂ  haut, lĂ  hautC'est pourquoi jusqu'au dernierNous lutterons pour exister, pour l’eau, pour l’eau, (pourlopourlopourlopourlo) 3. Autres chants : ODE AUX CASSEUREUSE·S Chanson Ă©crite en 2019 par la chorale des Canulars (Lyon) en rĂ©action aux mĂ©dias qui dramatisent ces fameux casseurs.euses. (Lien Youtube) En 1789Des gueux ont attaquĂ© les keufsÀ coups de fourches et de bĂątonsIls ont libĂ©rĂ© la prisonEt tous les 14 juilletQuand t’applaudis le dĂ©filĂ©T’oublies de dire, j’me demande pourquoi,Qu’ils ont coupĂ© la tĂȘte au roi Non non non (bis)C’est pas bien d’casser (bis)Sauf quand on (bis)Quand on a gagnĂ© (bis)(x2) Pendant la guerre les maquisardsFaisaient sauter les trains les garesAujourd’hui tu leur rends hommageToujours au passĂ© c’est dommageEt quand aux monuments aux mortsTu les vĂ©nĂšres tu les honoresT’oublies de dire que les fascistesLes traitaient de terroristes Non non non (bis)C’est pas bien d’casser (bis)Sauf quand on (bis)Quand on a gagnĂ© (bis)(x2) 1903 les meufs anglaisesAvaient osĂ© c’est balaiseCasser les vitres des entreprisesEt foutre le feu aux Ă©glisesEt quand pour les prĂ©sidentiellesTu loues l’suffrage universelT’oublies de dire c’est pas normalQu’c’est grĂące Ă  ça si c’est lĂ©gal Non non non (bis)C’est pas bien d’casser (bis)Sauf quand on (bis)Quand on a gagnĂ© (bis)(x2) Quand dans les manifestationsOn dĂ©pave les illusionsEt qu’on balance des utopiesÀ la gueule de la bourgeoisieEn Ă©tĂ© quand tu vas bronzerQuand tes mĂ©docs sont remboursĂ©sT’oublies que grĂące Ă  cette violenceT’as la sĂ©cu et tes vacances Non non non (bis)C’est pas bien d’casser (bis)Sauf quand on (bis)Quand on a gagnĂ© (bis) Non non non (bis)C’est pas bien d’casser (bis)Et on va  (bis)Et on va gagner ! PENN SARDIN Histoire de la grĂšve (6 semaines) des Penn Sardin (tĂȘte de sardine) ouvriĂšres sardiniĂšres des conserveries de Douarnenez (FinistĂšre) en 1924. (Lien Youtube) Il fait encore nuit, elles sortent et frissonnent,Le bruit de leurs pas dans la rue rĂ©sonne.(x2) Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  les ouvriĂšres d’usine,Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  qu’arrivent les Penn Sardin. À dix ou douze ans, sont encore gaminesMais dĂ©jĂ  pourtant elles entrent Ă  l’usine.(x2) Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  les ouvriĂšres d’usine,Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  qu’arrivent les Penn Sardin. Du matin au soir nettoient les sardinesEt puis les font frire dans de grandes bassines(x2) Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  les ouvriĂšres d’usine,Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  qu’arrivent les Penn Sardin. Tant qu’y a du poisson, il faut bien s’y faireIl faut travailler, il n’y a pas d’horaires.(x2) Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  les ouvriĂšres d’usine,Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  qu’arrivent les Penn Sardin. À bout de fatigue, pour n’pas s’endormirElles chantent en chƓur, il faut bien tenir.(x2) Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  les ouvriĂšres d’usine,Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  qu’arrivent les Penn Sardin. MalgrĂ© leur travail, n’ont guĂšre de salaireEt bien trop souvent vivent dans la misĂšre.(x2) Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  les ouvriĂšres d’usine,Écoutez l’ bruit d’ leurs sabotsVoilĂ  qu’arrivent les Penn Sardin. Un jour toutes ensemble ces femmes se lĂšventÀ plusieurs milliers se mettent en grĂšve.(x2) Ecoutez claquer leurs sabotsÉcoutez gronder leur colĂšre,Ecoutez claquer leurs sabotsC’est la grĂšve des sardiniĂšres. AprĂšs six semaines toutes les sardiniĂšresOnt gagnĂ© respect et meilleur salaire.(x2) Ecoutez claquer leurs sabotsÉcoutez gronder leur colĂšre,Ecoutez claquer leurs sabotsC’est la grĂšve des sardiniĂšres. Dans la ville rouge, on est solidaireEt de leur victoire les femmes sont fiĂšres.(x2) Ecoutez claquer leurs sabotsÉcoutez gronder leur colĂšre,Ecoutez claquer leurs sabotsC’est la grĂšve des sardiniĂšres. À Douarnenez et depuis ce tempsRien ne sera plus jamais comme avant. Ecoutez l’ bruit d’ leurs sabotsÇ’en est fini de leur colĂšre,Ecoutez l’ bruit d’ leurs sabotsC’est la victoire des sardiniĂšres.(X2) DEBOUT LES FEMMES Sur l’air du Chant des Marais (1934). L’histoire veut que ce chant ait Ă©tĂ© Ă©crit au printemps 1971, avant la premiĂšre grande manifestation du MLF du 20 novembre 1971, la marche internationale des femmes. Quelques modifs de paroles ont Ă©tĂ© faites (soulignĂ©es), inspirĂ©es par des chorales fĂ©ministes. Nous qui sommes sans passĂ©, les femmesNous qui n'avons pas d'histoireDepuis la nuit des temps, les femmesEffacĂ©es de nos mĂ©moires REFRAIN n°1 : Debout femmes esclavesEt brisons nos entravesDebout, debout, debout Asservies, humiliĂ©es, les femmesAchetĂ©es, vendues, violĂ©esDans toutes les maisons, les femmesHors du monde relĂ©guĂ©es Debout femmes esclavesEt brisons nos entravesDebout, debout, debout Seules dans notre malheur, les femmesL'une de l'autre ignorĂ©eIls nous ont divisĂ©es, les femmesEt de nos sƓurs sĂ©parĂ©es Debout femmes esclavesEt brisons nos entravesDebout, debout, debout Le temps de la colĂšre, les femmesNotre temps est arrivĂ©Connaissons notre force, les femmesDĂ©couvrons-nous des milliers ! REFRAIN n°2 : Levons-nous femmes en RAGEEt brisons toutes les cagesDebout, debout, debout ! Reconnaissons-nous les femmesParlons-nous, regardons-nousEnsemble, on nous opprime, les femmesEnsemble, rĂ©voltons-nous ! Levons-nous femmes en RAGEEt brisons toutes les cagesDebout, debout, debout ! Ensemble en mouvement, les femmesNous vaincrons la rĂ©pressionChaque jour nous retrouve en armesVive nos rĂ©volutions ! REFRAIN n°3 : NOUS NE SOMMES PLUS ESCLAVESJou-i-ssons sans entravesDebout, debout, debout ! (x2) LES CANUTS De Aristide Bruant (Lien Youtube). Les ouvriĂšres et ouvriers tisserands de la soie, à Lyon, au dix-neuvième siècle, se sont révoltés contre leurs conditions de travail inhumaines. Leur combat a fortement contribué à l’origine du syndicalisme et de la grève comme moyen de lutte. Ce chant a Ă©tĂ© composĂ© Ă  la fin du XIX Ăšme siĂšcle par Aristide Bruant, pour leur rendre hommage. Pour chanter Veni CreatorIl faut une chasuble d'orPour chanter Veni CreatorIl faut une chasuble d'orNous en tissons pour vous, grands de l'Ă©gliseEt nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemiseC'est nous les canutsNous sommes tout nusPour gouverner, il faut avoirManteaux ou rubans en sautoirPour gouverner, il faut avoirManteaux ou rubans en sautoirNous en tissons pour vous grands de la terreEt nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre C'est nous les canutsNous sommes tout nusMais notre rĂšgne arriveraQuand votre rĂšgne finira :Mais notre rĂšgne arriveraQuand votre rĂšgne finira :Nous tisserons le linceul du vieux monde,Car on entend dĂ©jĂ  la rĂ©volte qui grondeC'est nous les canutsNous n'irons plus nus LE PIEU (L'ESTAQUE) Chanson de Marc Robine. En 1968, Lluis Llac écrit et chante L’Estaca (Le Pieu). Cette chanson invite Ă  se dĂ©faire de l’oppression sociale, symbolisĂ©e par un pieu, auquel nous sommes tous attachĂ©...mais que tous peuvent mettre Ă  bas ! La chanson prĂŽne l’alliance pour se dĂ©faire de l’oppression, de toutes les oppressions. Du temps oĂč je n'Ă©tais qu'un gosseMon grand-pĂšre me disait souventAssis Ă  l'ombre de son porcheEn regardant passer le vent "Petit, vois-tu ce pieu de boisAuquel nous sommes tous enchaĂźnĂ©s?Tant qu'il sera plantĂ© comme çaNous n'aurons pas la libertĂ© Mais si nous tirons tous, il tomberaÇa ne peut pas durer comme çaIl faut qu'il tombe, tombe, tombeVois-tu, comme il penche dĂ©jĂ Si je tire fort, il doit bougerEt si tu tires Ă  mes cĂŽtĂ©sC'est sĂ»r qu'il tombe, tombe, tombeEt nous aurons la libertĂ© Petit, ça fait dĂ©jĂ  longtempsQue je m'y Ă©corche les mainsEt je me dis de temps en tempsQue je me suis battu pour rien Il est toujours si grand, si lourdLa force vient Ă  me manquerJe me demande si un jourNous aurons bien la libertĂ© Mais si nous tirons tous, il tomberaÇa ne peut pas durer comme çaIl faut qu'il tombe, tombe, tombeVois-tu, comme il penche dĂ©jĂ Si je tire fort, il doit bougerEt si tu tires Ă  mes cĂŽtĂ©sC'est sĂ»r qu'il tombe, tombe, tombeEt nous aurons la libertĂ© Puis mon grand-pĂšre s'en est allĂ©Un vent mauvais l'a emportĂ©Et je reste seul sous le porcheÀ regarder jouer d'autres gosses Dansant autour du vieux pieu noirOĂč tant de mains se sont usĂ©esJe chante des chansons d'espoirQui parlent de la libertĂ© Oh, si nous tirons tous, il tomberaÇa ne peut pas durer comme çaIl faut qu'il tombe, tombe, tombeVois-tu, comme il penche dĂ©jĂ Si je tire fort, il doit bougerEt si tu tires Ă  mes cĂŽtĂ©sC'est sĂ»r qu'il tombe, tombe, tombeEt nous aurons la libertĂ© La la la la, lala, lalaLa la lala, lala, lalaLa la la la, la, lalalaLa la la la, lala, lalaSi je tire fort, il doit bougerEt si tu tires Ă  mes cĂŽtĂ©sC'est sĂ»r qu'il tombe, tombe, tombeEt nous aurons la libertĂ© GARDE LA PAIX Hymne de la Zad du Testet Ă©crite par Luciole en novembre 2014. (Lien Youtube) Gardien de la paixEs-tu sĂ»r que c’est bien elle que tu gardes ?DerriĂšre ton bouclier, ouvre grands les yeux et regardeCe sont tes enfants et tes sƓurs sur les barricadesC’est ton sang qui coule Ă  chaque fois qu’on abat un arbreEs tu sĂ»r d’avoir choisi le bon camp?RĂȘvais tu vraiment Ă  ça quand t’étais enfant?Si t’avais choisi ce mĂ©tier pour protĂ©ger les gensPourquoi es tu ici en train de protĂ©ger leur argent? Gardien de la paixEs-tu sĂ»r que c’est bien elle que tu gardes ?DerriĂšre ton bouclier, ouvre grands les yeux et regardeCe sont tes enfants et tes sƓurs sur les barricadesC’est ton sang qui coule Ă  chaque fois qu’on abat un arbreS’ils continuent comme ça Ă  rĂ©duire la forĂȘt Ă  nĂ©antQue restera-t-il de la Terre pour nos enfants ?Si tu restes lĂ , oui si tu les dĂ©fendsTu cautionnes la folie de tous ces truands!Gardien de la paixEs-tu sĂ»r que c’est bien elle que tu gardes ?DerriĂšre ton bouclier, ouvre grands les yeux et regardeCe sont tes enfants et tes sƓurs sur les barricadesC’est ton sang qui coule Ă  chaque fois qu’on abat un arbreRegarde comme on vit, regarde comme on y croitEn construisant l’avenir, dans des cabanes en boisCrois-tu vraiment que c’est nous qu’il faut combattreEn faisant ça, c’est l’utopie que tu matraques ! Gardien de la paixEs-tu sĂ»r que c’est bien elle que tu gardes ?DerriĂšre ton bouclier, ouvre grands les yeux et regardeCe sont tes enfants et tes sƓurs sur les barricadesC’est ton sang qui coule Ă  chaque fois qu’on abat un arbreRegarde comme tu es bien plus armĂ© que nousAvec tes grenades contre nos caillouxSi tu nous tabasses, si tu t’en balancesCe sera l’escalade de la violenceGardien de la paixEs-tu sĂ»r que c’est bien elle que tu gardes ?DerriĂšre ton bouclier, ouvre grands les yeux et regardeCe sont tes enfants et tes sƓurs sur les barricadesC’est ton sang qui coule Ă  chaque fois qu’on abat un arbrePose ton bouclier, prouve leur que tu existes !Viens boire un cafĂ© avec les ZADistesQuitte donc tes ƓillĂšres, ton poste et puis tes chainesCette Terre qu’on dĂ©fend est aussi la tienne !(bis) LA SEMAINE SANGLANTE Cette chanson a Ă©tĂ© Ă©crite par Jean-Baptiste ClĂ©ment Ă  Paris en pleine rĂ©pression de la Commune. La "semaine sanglante" (21-28 Mai 1871) est le moment oĂč la Commune fut Ă©crasĂ©e dans le sang, et les communards exĂ©cutĂ©s en masse. Le samedi 27 mai, au cimetiĂšre du PĂšre-Lachaise, on combattait Ă  l’arme blanche et 147 communards furent fusillĂ©s au mur des FĂ©dĂ©rĂ©s, qui est maintenant le lieu de commĂ©moration de la Commune. La version la plus connue est celle de Marc Ogeret. (Lien Youtube) Sauf des mouchards et des gendarmesOn ne voit plus par les cheminsQue des vieillards tristes en larmesDes veuves et des orphelins Paris suinte la misĂšreLes heureux mĂȘmes sont tremblantsLa mode est aux conseils de guerreEt les pavĂ©s sont tout sanglants Oui maisÇa branle dans le mancheLes mauvais jours finirontEt gare, Ă  la revancheQuand tous les pauvres s'y mettrontQuand tous les pauvres s'y mettront On traque, on enchaĂźne, on fusille Tous ceux qu'on ramasse au hasardLa mĂšre Ă  cĂŽtĂ© de sa filleL'enfant dans les bras du vieillard Les chĂątiments du drapeau rougeSont remplacĂ©s par la terreurDe tous les chenapans de bougesValets de rois et d'empereurs Oui maisÇa branle dans le mancheLes mauvais jours finirontEt gare, Ă  la revancheQuand tous les pauvres s'y mettrontQuand tous les pauvres s'y mettront Nous voilĂ  rendus aux jĂ©suitesAux Mac-Mahon, aux DupanloupIl va pleuvoir des eaux bĂ©nitesLes troncs vont faire un argent fou DĂšs demain, en rĂ©jouissanceEt Saint-Eustache et l'OpĂ©raVont se refaire concurrenceEt le bagne se peuplera Oui maisÇa branle dans le mancheLes mauvais jours finirontEt gare, Ă  la revancheQuand tous les pauvres s'y mettrontQuand tous les pauvres s'y mettront Demain les gens de la policeRefleuriront sur le trottoirFiers de leurs Ă©tats de serviceEt le pistolet en sautoir Sans pain, sans travail et sans armesNous allons ĂȘtre gouvernĂ©sPar des mouchards et des gendarmesDes sabre-peuple et des curĂ©s Oui maisÇa branle dans le mancheLes mauvais jours finirontEt gare, Ă  la revancheQuand tous les pauvres s'y mettrontQuand tous les pauvres s'y mettront Le peuple au collier de misĂšreSera-t-il donc toujours rivĂ©?Jusques Ă  quand les gens de guerreTiendront-ils le haut du pavĂ©? Jusques Ă  quand la Sainte CliqueNous croira-t-elle un vil bĂ©tail?À quand enfin la RĂ©publiqueDe la justice et du travail? Oui maisÇa branle dans le mancheLes mauvais jours finirontEt gare, Ă  la revancheQuand tous les pauvres s'y mettrontQuand tous les pauvres s'y mettront Sources : www.chants-de-lutte.com, www.lesglottesrebelles.com, lechoraleureuse.frÂ